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CHARLES BRADLEY – Live in Paris


La Soul Music a encore perdu l’un de ses ambassadeurs les plus doués et les plus attachants… Hommage en bonne et due forme au grand Charles Bradley, à travers l’un de ses lives d’anthologie à Paris… ♥

C’est le genre de nouvelle qui nous aura bien sapé le moral tout le weekend, tant sa voix et son charisme soulful avaient le don de nous filer à coup sûr des frissons et de nous mettre du baume au coeur, même si la plupart de ses chansons évoquaient davantage ses galères que ses moments de joie. On vous en avait d’ailleurs parlé à maintes reprises, comme ICI, LA ou encore ICI. Mais tout comme la Reine Sharon Jones, partie à l’automne dernier à l’âge de 60 ans (mood of the day du 19 novembre 2016), ‘The Screaming Eagle of Soul’, soulman de légende malgré la même reconnaissance tardive que sa compatriote et amie Daptonienne, s’en est allé samedi à l’âge de 68 ans, après s’être battu durant des mois contre cette saleté de cancer de l’estomac diagnostiqué il y a un an, avoir connu une brève rémission et finalement rechuté, l’obligeant à annuler de nouveau sa grande tournée européenne.

Celui qui se faisait aussi appeler ‘The Black Velvet’, vouait un véritable culte à James Brown depuis qu’il l’avait vu sur la scène du fameux Apollo Theater à Harlem, reprenant à la perfection sous ce nom d’emprunt les plus grands tubes de Mister Dynamite dans les clubs et cabarets de New-York, déhanchés groovy et costumes à paillettes compris, lorsqu’il ne trimait pas pour payer ses factures. Et c’est seulement en 2011, avec la sortie de son premier album accompagné de son fidèle combo funky The Menahan Street Band, No Time For Dreaming, que le talent et la Soul poignante de Charles Bradley furent révélés au grand jour grâce à Gabriel Roth, cofondateur de Daptone Records, qui le repéra au détour d’un de ses showns à la James Brown, et le signa illico. ‘Charles was somehow one of the meekest and strongest people I’ve ever known. His pain was a cry for universal love and humanity’ (Charles était en quelque sorte l’une des personnes les plus douces et les plus fortes que j’aie jamais connues. Sa douleur était un cri pour l’amour universel et l’humanité’), a-t-il écrit ce weekend, dévasté par la perte de son ami moins d’un an après celle de Miss Sharon Jones… Pas mieux.

On a eu la chance de le voir sur scène lors du Primavera Sound Festival à Porto en juin 2014, il nous avait d’ailleurs bluffés par sa générosité, son humilité et sa fougue, on avait pris direct nos places pour son concert à l’Aéronef à Lille en novembre dernier avant que sa tournée ne soit annulée, et on espérait du fond du coeur le recroiser vite, tant son troisième album, Changes sorti l’année dernière, nous avait encore chamboulés… La ‘musique de l’âme’ prenait avec lui tout son sens… Merci pour tout Charles, toi aussi tu vas terriblement nous manquer… ♥

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